L’ébène de Macassar

5 septembre 2019

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Originaire du détroit de Macassar en Indonésie, l’ébène de Macassar (diospyros celebica) ou Comorandel est un bois rare et précieux, difficile à se procurer en dimensions importantes. Signes particuliers et usages.

Appréciées depuis la plus haute Antiquité pour leur couleur très sombre, proche du noir, les ébènes fascinent. Au Moyen Âge, on leur prête même des vertus magiques – elles préserveraient de la peur ! C’est pourquoi on fabriquait des berceaux en ébène aux jeunes princes du XVIe siècle. Mais point de sorcellerie dans la composition de l’ébène, sa couleur noire est due à la présence d’un champignon parasite. Sinon, ce bois serait gris… Quant à notre diospyros celebica, il séduit par son veinage bien détaché, blanc ou jaune sur fond noir, alterné de fil ou marbré.

Très appréciée en marqueterie

L’ébène se caractérise par une densité et une dureté élevées, ainsi qu’une forte rétractibilité. D’où des objets extrêmement stables au final, mais un bois très difficile à travailler et qui nécessite de recourir à des outils robustes et des moteurs puissants. Cependant, son grain très fin permet d’obtenir une excellente finition. L’ébène se polit très bien et donne des surfaces brillantes comme un miroir.

On l’utilise en tabletterie, lutherie, coutellerie, brosserie de luxe, sculpture, et particulièrement en marqueterie, tendance Art déco. On le retrouve également dans la fabrication de mobiliers et d’objets design, comme de panneaux décoratifs pour l’agencement de résidences, d’hôtels et de magasins haut de gamme.

Le saviez-vous ?

Au XVIIe siècle, quand on réussit enfin à débiter l’ébène en plaques très minces, ni les charpentiers (gros oeuvre) ni les menuisiers (petits objets) ne sont capables d’effectuer le travail de haute précision qu’exige l’ébène.

On fait donc venir des ébénistes des Pays-Bas. C’est ainsi qu’en 1743 est créée la corporation des ébénistes. L’ébéniste doit son nom à ceux qui travaillaient exclusivement l’ébène.

Source : Wikipédia ; revue Bois et Forêts, n° 72, juillet-août 1960.

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